Le projet HOLOSUD a pour objectif d’initier une nouvelle filière halio-alimentaire en Occitanie basée sur l’aquaculture d’holothuries (appelées aussi concombres de mer). Il s’intéresse en particulier à une espèce autochtone Holothuria tubulosa. Le projet est porté par le Groupe Barba, acteur majeur des produits de la mer sur le marché français, en partenariat avec l’Ifremer, le Cépralmar et le CRCM. Il a été financé par l’Etat au titre du PITE (programme des interventions territoriales de l’Etat) Plan Littoral 21 – Action 9 – BOP 162.

 

Le Groupe BARBA possède aujourd’hui une ligne de transformation d’holothuries dans son usine de Villeneuve-lès-Béziers. Cette usine est approvisionnée par la pêche en mer. Le développement de l’holothuriculture permettrait à la fois de sécuriser les approvisionnements de l’entreprise mais aussi de préserver la ressource. En effet, les holothuries ont un comportement alimentaire détritivore. Elles jouent ainsi un rôle écologique majeur dans l’équilibre des écosystèmes dans lesquels elles vivent.

 

Associés à d’autres élevages, ces animaux pourraient avoir un effet bioremédiateur sur le milieu : les holothuries se nourriraient des «déchets » secrétés par les autres organismes. C’est le principe même de ce que l’on appelle l’Aquaculture Intégrée Multi-trophique. Dans le projet HOLOSUD, c’est aux élevages d’huîtres et moules que sera associée la culture d’holothuries. Le grossissement se fera sous les structures d’élevage des conchyliculteurs afin de leur offrir à terme une opportunité de diversification de leurs productions.

 

Fin mai 2020 des holothuries ont été pêchées afin de réaliser des expérimentations sur la maîtrise de la production de juvéniles au sein de la station Ifremer de Palavas. Des holothuries ont également été mises en élevage sous une table de la lagune de Thau afin d’évaluer leurs performances de croissance et de survie. Le Cépralmar se charge de ce suivi et une synthèse des résultats intermédiaires sera élaborée et communiquée aux professionnels tous les trimestres.

A noter, suite à un problème technique, les articles de la newsletter du Comité régional de la conchyliculture en Méditerranée sont provisoirement hébergés sur ce site.