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Le projet Sectox redémarre

Par 5 novembre 2020Aucun commentaire

Le Projet Sectox (pour SECtorisation phytoTOXinique), initié il y a 2 ans par l’Ifremer et la DDPP visait à poursuivre le travail effectué sur la sectorisation microbiologique, en fonctionnement aujourd’hui, permettant ainsi aux conchyliculteurs, en cas de restriction de commercialisation sur un secteur, de poursuivre la vente des coquillages sur l’autre secteur tout en garantissant la sécurité sanitaire aux consommateurs.
14 points d’analyses planctoniques dans la colonne d’eau et 13 points d’analyses phycotoxiniques dans les coquillages de la Lagune de Thau étaient prévus afin de démontrer l’absence de corrélation des efflorescences entre la zone de Bouzigues/Loupian et la zone de Mèze Marseillan.

Le programme a fait l’objet d’un suivi renforcé en fin d’année dernière du début octobre à mi-novembre (sortie hebdomadaire) pour ne pas rater un éventuel bloom d’Alexandrium. Malheureusement pour le projet mais heureusement pour les professionnels, aucun bloom n’est apparu.

La crise sanitaire COVID a suspendu la poursuite du projet jusque fin juin, mais le projet est passé la semaine dernière en phase « d’alerte » avec l’apparition d’un début de bloom d’Alexandrium dans la crique de l’angle.
Ce suivi renforcé permet l’échantillonnage de toute la colonne d’eau (filet à plancton) pour dénombrement des espèces de Dinophysis et d’Alexandrium sous microscope optique mais aussi par biologie moléculaire (qPCR) sur 14 points.
Chaque semaine des huitres et des moules sont prélevées sur les 13 points « coquillages » ce qui permettra de suivre les éventuelles cinétiques de contaminations par les biotoxines notamment PSP (Alexandrium) cet automne. Ce suivi s’arrêtera fin décembre ou début janvier au plus tard.

Par la suite il faudra réaliser l’ensemble des analyses pour un rapport prévu fin mai 2021.